Travailler moins longtemps, mais mieux. Avec Cyril Northcote Parkinson

 The Economist publie un essai qui tacle avec humour l’administration de la marine de l’époque. L’auteur de cet article audacieux se nomme Cyril Northcote Parkinson. Il dispose alors d’une solide expérience dans l’administration, est professeur d’histoire à l’université de Singapour, historien naval et théoricien de la gestion. 

 Dans cet essai, il lâche une phrase qui fera exploser le game : “ Le travail se développe de manière à remplir le temps disponible pour son achèvement. . Ça n’a pas fait rire tout le monde, mais celle-ci deviendra une sorte de loi universelle, la Loi Parkinson.   

 

Professeur Parkinson, 13 september 1961 Par Wim van Rossem / Anefo (Nationaal Archief) [CC BY-SA 3.0 nl (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/nl/deed.en)], via Wikimedia Commons

 

Ainsi, si quelque chose doit être réalisé en 1 an, cela se fera en 1 an. Si cela doit être réalisé en 6 mois, alors ce sera le cas. 

 Donc si je dois réviser, ou étudier, ou encore prendre une décision importante pour la semaine prochaine, cela se fera la semaine prochaine. Si quelque chose doit être réalisé pour demain, ce sera fait demain.  Pas vous ?!

 En réalité, nous planifions en fonction du temps que nous avons devant nous et, lorsque arrive le moment où il faut absolument s’y mettre, nous commençons à faire des choix et des compromis pour boucler le taff et terminer dans les délais. 

Au cours de notre cursus, nous faisons tous l’expérience de cette loi sans nous en rendre compte.

Lors de ma dernière année d’études, il fallait obligatoirement trouver un stage. La rentrée était mi-septembre et le stage devait commencer aux alentours du mois de mars suivant. Je me suis alors dit que j’avais 7 mois pour chercher et trouver le meilleur stage. Logique.  

Maintenant, essayez de deviner en combien de temps j’ai accompli cette tâche ?  

En 7 mois, pas moins. 

En réalité, je me suis sérieusement mis au travail en mars (c’est mal), me jurant cette fois de terminer avant la fin du mois (c’est bien), en envoyant au moins 2 demandes par jour. 

22 jours et 41 demandes envoyés plus tard, j’avais reçu 7 réponses positives et trouver le stage de mes rêves. 

 

Que l’on travaille en avance ou dans l’urgence comme ce fut mon cas, nous pouvons comprendre grâce à la Loi Parkinson que le meilleur moyen de perdre du temps est de trop s’en donner. 

Bien-sûr, la Loi Parkinson ne devrait pas être une carte blanche pour fixer des délais irréalistes. Tous les projets prennent du temps – on ne peut pas rédiger un rapport de stage en 1h, ni un mémoire en 1 journée. Plus le travail est compliqué, plus il faudra de temps pour le réaliser. Mais sans être marseillais ! 

Une tâche doit être correctement délimitée dans le temps (ni trop longtemps, ni trop peu). Ne t’agite pas avant, ni après, c’est inutile. Travaille durant le moment où tu auras planifié de le faire. En faisant cela, tu délimites également la période où tu subiras la pression, le stress – l’ennemi n.1 quoi. 

 

Si tu souhaites aller plus loin, je te propose deux questions d’ouverture de Josh Kaufman, célèbre consultant américain et auteur de livres de développement personnel : 

“ Y a-t-il des domaines de votre vie qui sont ouverts, sans aucune limitation ? 

    Comment pouvez-vous utiliser la loi de Parkinson pour définir une limitation artificielle productive afin d’accroître votre efficacité ? 

 

En attendant ton créneau de travail, eh bien utilise le temps gagné pour d’autres objectifs, d’autres projets, d’autres devoirs… Et sinon, regarde une série, détends-toi! 😉 Tcha’tchao! 

 

Sylvain Blanquet 

 

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